Notre sélection imports et raretés // mai 2014



Un film d'auteur slovaque de 1995 construit en huit-clos dans un jardin et narrant les remises en question existentielles d'un trentenaire, je n'y croyais pas beaucoup. C'est que nous sommes parfois stupides avec nos préjugés. La preuve. (...)
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Bien avant L'inconnu du Lac, Alain Guiraudie a été le réalisateur de Pas de repos pour les braves qui nous arrive grâce à un import néerlandais. Guiraudie nous gratifie d'un film foisonnant, libre et bariolée, un petit bijou d'audace entre western rural et héroïque fantaisie. A acquérir impérativement en boutique le premier long du réalisateur Du soleil pour les gueux  et son second Ce vieux rêve qui bouge.

Rachel, Rachel est avant De l'influence des rayons gamma..., le premier long-métrage de Paul Newman, réalisateur filmant son épouse Joanne Woodward. Un essai sur le féminin, sur l'hystérie, sur l'Amérique des années 70 et sur une comédienne. Il dira de son passage derrière la caméra : "Les acteurs veulent mettre en scène parce qu'ils en ont assez des limites auxquelles on se heurte quand on joue la comédie..."

Arrivage des  imports Ruscico à la boutique à regarder de très près. Cette sélection est piochée dans la période de dégel post-stalinienne dite de "Renaissance du cinéma soviétique" avec la proposition d'un large éventail de films singuliers parmi lesquels Viy ou le diable, ou quand un séminariste rencontre une sorcière, un régal, des réalisateurs importants comme le géorgien Tengiz Abuladze (Moi, grand-mère..., l'âne de Magdana, Le Repentir) ou Serguei Bondarchuk avant son chef d'oeuvre Guerre et Paix avec Le destin d'un homme, Nikita Mikhalkov (Anna)  ou encore Elem Klimov (Requiem pour un massacre) qui nous narre la vie de Raspoutine dans Agony .

Souvent présenté comme le réalisateur avant-gardiste de l'intime, Stephen Dwoskin (1939-2012), comme Jonas Mekas, est une figure pionnière  du cinéma expérimental et autobiographique. Ses films sont, dans leur très grande majorité, uniquement basés sur la mise en relation entre le cinéaste et son modèle (en général des femmes qui se déshabillent). Son cinéma est clairement relié à sa sexualité de handicapé autofilmé. Son travail a été montré au cinéma du Réel 2013. 

Incontournable l'oeuvre du réalisateur portugais dandy ultime, conquérant subtil, Quichotte des temps modernes mis à l'honneur le mois de décembre dernier à la Cinémathèque.   Pour ceux qui l'on manquer, ses films sont à découvrir d'urgence. Joao César Monteiro c'est une folie, un génie, un humour, une délicatesse lubrique, une manière, exquise de dire merde à la connerie ambiante.